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SCEN O CENTRE participe aux états généraux de la culture en région Centre Val de Loire

Suite aux rencontres organisées par la Région Centre VAL DE Loire participants aux Etats généraux de la culture, les membres de Scen o Centre ont mis en place un groupe de travail pour travailler à l’analyse de ces échanges et être force de proposition auprès de la Région.

De l’appréciation générale, le travail autour des problématiques, les outils et moyens pour fédérer et renforcer une politique territoriale doit interroger les fondamentaux : sur quoi se fonde une politique culturelle ? à cette question que doit se reposer notre région, il nous semble que doivent être réaffirmés

- l’émancipation citoyenne

- L’éducation sensible

- l’exigence artistique

- l’empathie (la mutualisation ou coopération ?)  entre les individus

A ces fins, des dispositifs ont été mis en œuvre au plan territorial dont la mise en place des PACT, élément phare de la structuration de la politique culturelle locale œuvrant à la politique régionale en matière de développement territorial de la culture. Pour en respecter les axes principaux et en soutenir les porteurs, l’agence Culture O Centre suivait elle-même des priorités d’intervention sur l’accompagnement global technique et artistique et sur des interventions personnalisées.

La disparition de l’agence remet au cœur des discussions les leviers sur lesquels les acteurs culturels et les équipes artistiques peuvent s’appuyer pour garantir ces fondamentaux, et faire vivre la culture dans une région désormais isolée et de taille réduite par rapport aux autres dans la réforme territoriale.

La prise de parole des différents acteurs à l’analyse des problématiques et à leur évaluation, est fondamentale pour garantir la dynamique de la culture, son rayonnement et ses perspectives à l’échelle territoriale et nationale

- A propos des PACTS :

- Il est nécessaire d’interroger les moyens de leur évaluation et l’analyse de celle-ci (par qui, comment ?), notamment du côté de l’affirmation de leur exigence artistique, également pour s’assurer que chaque PACT soit dans une démarche de professionnalisation des acteurs et techniciens, de développement de projets croissant en qualification. A cet égard, ne pourrait-on travailler sur l’accompagnement de chacun par une structure qualifiée ? Revoir la problématique de maillage du territoire, sujet qui n’a pas été abordé lors de ces réunions de préparation aux Etats généraux, ni l’articulation entre les territoires et les lieux.

- Le fonctionnement du soutien à la création est obsolète: inadaptation des outils avec échéance à 12 mois, la réalité des temps de création et de diffusion aujourd’hui pouvant s’étendre au-delà de deux ans. Le manque de lieux de fabrique et de possibilités de « séries » dues à la baisse des parts de coproductions et l’augmentation des couts de cession. Nécessité de réactualiser les dispositifs d’aide à la création et de conventionnement

- Perte de liens avec la charte de l’ONDA, dispositif de soutien à la circulation des spectacles porté par les agences régionales.  Culture O Centre avait rejoint les partenaires de la charte en mai 2015 et s’est vue dans l’obligation de suspendre sa participation au dispositif en juillet 2016 du fait de sa dissolution. L’exigence artistique, par le biais d’un repérage et d’une expertise pointue des membres de la charte au plus près de l’actualité artistique, pose désormais la question de l’attribution des compétences de la veille artistique et des possibilités de sa charge. Par qui aujourd’hui sans le lien avec la charte et son émulation ?

Tout autant que restent posées les questions de soutien aux résidences et les dispositifs « incubateurs et « émergences » soutenus par l’ex agence régionale.

- Reconnaissance des réseaux

  • Réseaux formels (syndicats)
  • Réseaux informels (réseaux professionnels)

Des mesures fortes incitatives pour les réseaux doivent être proposées, considérant qu’ils témoignent fortement de leur implication dans le domaine de l’emploi, de la formation et de l’expertise culturelle territoriale. Ainsi se justifie pleinement la pertinence d’attribution de sièges au conseil économique et social pour les réseaux culture.

La mise en cohérence de la politique culturelle territoriale peut être interrogée au sein des CTAP (conférence territoriale de l’action publique territoriale) pour la prise de compétence « culture » et d’y convier les réseaux en siège. Notamment dans le cadre de la loi NOTre et des moyens de financement et d’accompagnement.

De ces constats et réflexions, le réseau Scen o centre peut décliner des propositions pour avancer sur les thématiques développées au sein de ces réunions de préparation

Économie de la culture / Entreprendre dans la culture et Emploi et formation,

  • Aide à la structuration de collectifs

La région doit aider à la structuration de bureaux ou de collectifs de compagnies pour favoriser la création. La structuration des équipes des compagnies s’est dégradée et la possibilité d’avoir des postes consolidés est de plus en plus difficile. Les charges administratives et l’absence de stabilité des équipes pèsent sur la création et l’amputent de sa seule préoccupation artistique.

Création et diffusion

  • Exiger l’exigence, partager la connaissance

Sur la question de l’exigence artistique et la veille artistique, s’appuyer sur des comités d’experts et techniques (DRAC et Région) qui doivent rendre lisible et partageables les projets des porteurs des diffuseurs sur les artistes et compagnies qui ont candidatés.

 

  • Rapprocher les Comités mais dissocier les aides :

Aide à l’administration, au fonctionnement d’une part, de l’autre aide au projet, en fonction de celui-ci et également de la pertinence territoriale, de l’adresse au public,…

 

  • Mutualiser les financements pour allonger les temps de conventions

Les conventions sont souvent vectrices de stabilité pour les équipes artistiques et les processus de création, pourvu que le temps de la convention soit adapté aux contraintes économiques. Les budgets d’aide à la création de la DRAC et de la région se devraient d’être ajoutés et partagés pour apporter une aide significative à un projet artistique conjugué à une pertinence territoriale. Etendues à l’émergence et à l’incubation, ces conventions sous contractualisation, devraient être consenties pour au moins deux ans

  • Favoriser la circulation des œuvres et les séries avec des outils concrets

L’aide financière à la circulation des œuvres peut développer des outils concrets comme des aides au transport, sur le modèle de l’ONDA.

L’Axe des séries devrait contenir des mesures incitatives en termes de transports et de coproduction sur un même lieux

  • Valoriser Région(s) en Scène(s)

La disparition progressive des vitrines de création comme par exemple les rencontres à l’ouest, questionne la visibilité de région(s) en scène(s) en tant que soutien à la création sur le territoire. Indépendamment de ses liens avec le chainon, Région(s) en scène(s) peut être qualifié aujourd’hui d’un temps fort regroupé autour des professionnels du secteur et des artistes, qui peut s’entendre aller au-delà des missions communes au chainon. Il s’agirait de valoriser d’autant plus cette manifestation auprès de la Région, pour des soutiens concrets attendus, financiers, de visibilité, et d’ancrage sur le territoire en tant qu’outil de veille artistique, de liens territoriaux et de soutien à la création et à la diffusion.

Coopérations, réseaux et structuration

  • Légitimité des réseaux

Apporter des moyens pour la reconnaissance des réseaux, favoriser leurs liens, être à l’écoute de leurs apports en termes d’expertises sur les pratiques professionnelles culturelles et sur la création en Région. Affirmation de leur influence et de leur légitimité en tant que représentants siégeant dans les commissions CTAP et conseil économique et social.

Territoires, habitants, public, éducation et actions culturelles

  • Valoriser la professionnalisation
  • Revoir les critères de fond d’attribution des PACT
  • Apporter des moyens aux évaluations

 

Un PACT doit être porté par un professionnel compétent, en cela il faut s’assurer que chaque PACT entre dans une démarche de professionnalisation. La région doit réaffirmer son exigence artistique autour des dispositifs. Ainsi les critères d’entrée dans le PACT doivent-ils être davantage soutenus par les fondamentaux de politique culturelle et portés par la généralisation d’un contrat triennal. Soumis à une évaluation précise pour en garantir les objectifs, qui s’attachera notamment au fond et pas seulement aux résultats chiffrés.

Cette évaluation de fond, pose bien la nécessité de porteurs formés aux compétences professionnelles requises pour la mise en place d’une politique culturelle territoriale, et donc de son évaluation, de leur reconnaissance et de leur liberté d’action.

La valorisation des professionnels pourrait être un rempart contre les divergences ou les malentendus avec les politiques, qui s’attribuent souvent un pouvoir en matière de culture allant à l’encontre des pratiques professionnelles adaptées au fond. Mais également d’éviter de voir une compagnie s’emparer du PACT, par défaut de compétences sur le territoire concerné.

 

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